Autres croix remarquables.

 

Le calvaire de La Longine

« Le chapiteau abrite quatre statues d’apôtres. A l’avant, saint Pierre tenant les clés et le livre et saint André avec sa croix. A l’arrière, saint Jacques en pélerin tenant son pommeau et saint Paul avec une épée.

 En haut et à l’avant le Christ crucifié et à l’arrière une Vierge de pitié. Sous les bras horizontaux se remarquent saint Nicolas avec les enfants dans le saloir et saint Jean tenant le calice et l’hostie.

 Ce monument serait plus ancien que la date (1727) indiquée sur le socle, vraissemblablement du XVIème siècle. Comme de nombreux autres calvaires de la région, ce calvaire pouvait être jusqu’au XVIIIème siècle un point de rassemblement et de prières pour les fidèles qui ne pouvaient se rendre aux offices de l’église paroissiale.  Il perdit son intérêt après la révolution, on le signale enterré dans des déblais au début du XXème siècle. »

47° 52′ 59,07″ N     6° 35′ 26,13″ E

Grande Croix de Fresse

« Cette croix a été érigée à l’occasion de la mission de 1751. Celle-ci fut la première donnée à Fresse. Elle commença le 31 octobre, jour de la bénédiction solennelle de l’église actuelle. Lors de la mission de 1864, une plaque de fonte fut fixée sur le fut.

On raconte que l’adjudication de la construction de la Grande Croix fut attribuée à un certain Jean des croix considéré par les autres sculpteurs comme incapable de réaliser ce travail difficile. Son oeuvre est cependant originale et magnifique.

On raconte aussi…..

… Au début du XXème siècle, une bande de jeunes exaltés ont maltraité cette croix et cassé la tête du Christ. La paroisse réparra cet outrage. Mais peu de temps après, trois adolescents éprouvèrent des symptômes étranges dont le siège était la tête. L’un deux, en particulier, fut atteint d’un genre de méningite foudroyante. Le prètre qui vint lui donner les derniers sacrements entendit ses plaintes de très loin. Quand il arriva à la maison, le jeune homme expira.

 Croix classée aux monuments historiques en 1992. »

47° 45′ 29,67″ N     6° 39′ 18,28″ E

Calvaire de chez Héry

« En haut du fut sont accrochés quatre personnages dont deux ont perdu la tête. Ils présentent tous un livre ouvert devant eux et tiennent un attribut qui permet de les reconnaitre: saint Paul porte son épée, saint Pierre a une clé à la main, saint André soutient sa croix et sur saint Jacques se remarque un bâton et une bourse.

Au-dessus d’eux se dressent les restes d’un ensemble sculpté très mutilé. Trois personnages sur quatre sont visibles: à l’arrière une magnifique pietà, à sa gauche un saint avec un ciboire, peut-être saint Jean, à sa droite un évêque mitré portant sa crosse et bénissant. A l’avant on ne distingue que la partie basse du corps du Christ.

Ce calvaire est vraissemblablement du XVIème siècle comme celui de La Longine. »

47° 54′ 39,49″ N     6° 37′ 20,64″ E

 

Croix de la peste de Belonchamp

« Sur une face, au-dessus d’une niche peu profonde, un Christ en pierre, au visage douloureux, aux côtes saillantes et aux pieds croisés fait sentir toute la cruauté du supplice de la crucifiction.

Sur l’autre face, un saint Sébastien tout aussi décharné montre un certain stoïcisme devant la souffrance que lui causent les multiples flèches qui percent son corps.

Le nom de « croix de la peste », la présence d’un saint Sébastien invoqué, jadis, contre ce mal impitoyable et la date de 1349, période durant laquelle la peste noire fit mourir en Haute-Saône, bon nombre d’habitants, permettent de penser que cette croix fut érigée, soit pour conjurer le terrible fléau, soit pour remercier Dieu d’en avoir épargné le village.

La tradition orale nous apprend qu’au temps de la Réforme, une échauffourée aurait mis aux prises des « énergumènes » du Pays de Montbéliard et des gens de Ternuay et Belonchamp au bas de ce village. A la révolution, craignant que pareille incursion ne se reproduise, les habitants de Belonchamp auraient entérré la croix à l’orée d’un bois. »

 47° 46′ 13,03″ N     6° 36′ 43,25″ E